|
||||
|
||||
Sa basilique
romane, aujourd'hui placée sous le vocable du Sacré-Cur,
donne une image complète, bien que de dimensions réduites, de ce
que fut Cluny : trois nefs contre cinq à Cluny, transept simple et non
pas double, mais, de l'avant-nef à la cascade des toitures du chevet,
étagées dans une subtile harmonie, en passant par les voûtes ordonnées
de la même manière qu'à la grande abbatiale. |
||||
A l'intérieur, on retrouve
l'élévation à trois étages et le jeu de la lumière entrant par les
fenêtres hautes, particulièrement subtil dans le choeur, qui firent
la renommée de Cluny dès le Moyen-Age. A la solennité
de la basilique répond la paix du cloître adjacent, reconstruit au XVIIIe
siècle mais en parfaite harmonie avec l'église. Son aile méridionale
abrite le Musée de la Faïence où sont exposées des pièces de Charolles,
mais aussi des faïences anciennes de Moustiers et de Nevers tandis que,
dans la galerie opposée, du côté du nord on découvre le portail, richement
orné de sculptures romanes de facture inégale, par lequel les moines gagnaient
l'église. Mais c'est surtout le portail nord, du côté de la ville, qui
est un joli exemple d'ornementation romane, même en l'absence de tympan
figuratif. |
|
|||
|
||||
La ville
de Paray, à l'instar de Cluny, se développe à l'ombre de son monastère.
Plusieurs rues bordées de maisons anciennes, souvent construites dans
la belle pierre calcaire dorée du Brionnais tout proche, conduisent au
quartier animé autour de l'Hôtel de Ville et de la tour Saint-Nicolas.
Ce terme désigne l'ancienne église paroissiale du XVIème siècle, qui perdit
cette fonction en 1792 au bénéfice de la basilique et fut ensuite amputée
de son choeur et de ses chapelles latérales. La nef et le clocher, qui
subsistent, accueillent dans trois salles des expositions temporaires
et d'autres manifestations culturelles.L'hôtel de
ville, quant à lui, est installé dans l'ancienne demeure d'un riche marchand
drapier, la maison Joyet. Cet édifice Renaissance, érigé de 1525 à 1528,
domine la place de sa haute façade ocre, structurée de pilastres et de
corniches et ornée de médaillons finement ciselés dans le calcaire. |
||||
|
Si la ville
de Paray perdit la partie la plus prospère de sa population par l'exode
des protestants après la révocation de l'Edit de Nantes en 1685, elle
connut un nouvel essor au XIXème siècle, grâce au chemin de fer et à l'exploitation
industrielle des argiles des environs. Parmi les céramiques destinées
au bâtiment figuraient notamment des carrelages. C'est ainsi que, près
de la gare et à côté de l'usine toujours en activité qui les fabriquait,
se trouve le musée Paul Charnoy. Les somptueuses mosaïques de céramique
qui y sont exposées stimulent d'autant plus facilement la mémoire du visiteur
que les anciens salariés y ajoutent la leur à travers des anecdotes et
des visites commentées.
Les amateurs d'art roman ne sauraient quitter la région de Paray-le-Monial sans visiter quelques-uns des édifices reliés par le circuit des églises du Brionnais, au sud de la ville.
Pour en savoir plus : |
||||
|
25, Avenue Jean-Paul II |
| Basilique du Sacré-Coeur | Tél. 03.85.81.62.22 |